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Bonjour,
Suite du séjour en Inde:
Le 3 janvier, on part à 6h30 pour Agra, en prenant l'autoroute. Les autoroutes sont bien à Delhi, à deux voies chaque côté, mais il reste la réglementation à refaire je crois: tout le monde à accès à l'autoroute, camion, auto, tuktuk, bicyclette, tracteur, vaches, chameaux, etc.
Ce matin là, il y a beaucoup de brume, et il est difficile de voir les tracteurs et les tuktuks qui roulent plus lentement et qui n'ont pas de feux arrière. Après deux heures de route, on doit ralentir, il y a eu un accident justement. On ralenti, un camion nous laisse passer, mais un autre nous rentre dedans par derrière! Le coffre arrière est défoncé, la vitre nous explose dessus. Heureusement, on n'a rien. Le chauffeur, plus préoccupé par son auto, se range rapidement sur l'accotement et va voir l'autre conducteur, sans même nous demander si ça va! Le fils du proprio de l'entreprise, qu'on avait gentiment accepté de reconduire à son collège en route vers Agra, a été plus serviable, s'informant de notre santé et essayant de nous trouver un autre lift.


Comme ça faisait déjà deux heures qu'on roulait, on pensait être près d'Agra. On est donc surpris lorsqu'on nous dit qu'on nous envoie une autre voiture d'Agra, mais que ça va prendre deux heures. On n'était donc qu'à mi chemin. Un bon samaritain nous propose de nous amener à une halte routière (resto et boutique pour touriste) en attendant. On en profite pour déjeuner-diner.
Lorsque la nouvelle auto arrive, ils sont deux, le chauffeur et supposément un guide, mais qui ne nous comprend pas. Il veut nous faire visiter pleins d'affaires mais nous, on veut voir que le Taj. On lui précise qu'on veut être de retour à Delhi vers 19h30-20h. Il est déjà passé 14h lorsqu'on arrive au Taj alors qu'on nous avait dit qu'on arriverait vers 9h30. Là, il faut payer l'entrée, environ 15$ chacun. On fait les surpris (on se doutait un peu que ce n'était pas compris) et appelle le proprio. On lui dit qu'il ne nous avait pas précisé que l'entrée n'était pas comprise, et qu'il nous avait promis 4 sites à visiter, qu'il pourrait bien nous dédommager en payant... Rien à faire.
En arrivant au site, on est découragé, il y a au moins une centaine de personnes qui attendent d'entrer. On n'a pas le temps de faire la file et on décide de tout simplement retourner à Delhi. Finalement, notre "guide" nous amène à une autre entrée ou il y a moins de monde. Visite éclaire du Taj en 40 minutes, dont pour la moitié, j'ai attendu aux toilettes (une seule toilette pour femme qui fonctionne pour tout le site!)

Retour à Delhi rapido avec un petit arrêt en chemin pour manger. Donc 9h de route et un accident pour voir le Taj 20 minutes!
Le 4 janvier, on a un chauffeur pour la journée, mais c'est plus frustrant que d'autre chose. J'ai l'impression que mentir fait partie de leur religion : on lui demande de nous amener à un centre d'achat, il nous amène à une petit boutique de souvenirs. Il insiste pour qu'on y entre (il doit avoir une commission). On trouve le nom d'un centre et lui dit qu'on veut y aller. En chemin, il arrête sur le bord de la route pour aller parler à un gars en moto. Ils discutent pendant 10 minutes pendant qu'on fait signe à notre chauffeur de revenir. J'avais presque le goût de demander à Richard de s'assoir devant et de rouler au bout de la rue pour voir la réaction du gars. Après leur discussion, notre chauffeur sort son portefeuille, mais le gars avec la moto lui fait signe d'aller plus loin parce qu'on les regarde... Ils font donc leur transaction hors de notre vue, puis le chauffeur revient finalement. Aucun commentaire ou explication.
On arrive finalement au centre d'achat, qui était bof. Lorsqu'on retourne à l'auto, le chauffeur n'est pas là! On attend un peu, puis on appelle son boss. Il apparaît après 20 minutes, disant qu'il était aux toilettes...
On passe l'après-midi relaxe à la chambre puis on part pour l'aéroport. On arrive à la maison à Colombo à 1h lundi matin.
Depuis, c'est le retour de la routine, en plus d'un souper de fête mercredi soir, un BBQ à l'ambassade hier soir et un souper d'affaire pour Richard ce soir. On calcule les fins de semaines qui nous reste (seulement 11!), on fait la liste des activités qu'on veut faire, de ce qu'on veut acheter. Ça va passer vite!
Christine
J'ai dormi avec plein de couvertures dans le petit chalet, mais j'ai quand même eu froid. Ça m'apprendra à chialer qu'il fait trop chaud ici ;)
Le 30 décembre, on part à 9h30 pour une randonnée de 15km, du point A à B, à travers forêts et vallées. Il fait beau, mais on trouve quand même de la gelée dans les coins à l'ombre. On arrive au camp à 17h. Un beau souper nous est servi (c'est le fun avoir un cuisinier!) puis on se couche de bonne heure.



Le lendemain (31 décembre), on se lève à 3h45 pour être partis à 4h, pour voir le levé du soleil en haut de la montagne (trek aller-retour). La montée est très abrupte, le guide prend des racourcis. Je me sens mal, je suis étourdie et j'ai la diarrhée. Je retourne donc au camp avec Richard (2h de randonnée). On se couche de nouveau pour se lever à 9h. Le soleil se lève à 7h, mais à cause des montagnes, on ne le voit que vers 10h. Il fait donc froid jusqu'à ce moment là. On part à 11h30 refaire le trek, une partie avec Irena, l'autre Canadienne, qui ne s'était pas levée (malade elle aussi).



Elle rebrousse chemin après 1h et nous on continue jusqu'au sommet, 4000m. Il y a de la neige, mais elle est vieille, il n'est pas possible de faire un bonhomme. Mais j'ai au moins essayé de faire un ange.


La randonnée nous a pris 4h50, puis de retour au camp, le diner, chaud, nous attend malgré qu'il soit 16h passé! Ils ont du nous voir arriver de loin. En soirée, ils nous ont préparé un feu de camp, puis une bonne bouffe et un gâteau pour le jour de l'an. On n'est pas resté dehors longtemps, il faisait froid, mais au moins c'était agréable avec le feu.
1er janvier.
Il a fait plus froid pendant la nuit. Les bouteilles d'eau dans la tente ne prennent pas de temps à geler à l'extérieur. On déjeune puis ils démontent le camp pendant qu'on attend autour du feu. On part finalement à 10h pour arriver à Reshikesh à 17h30. J'ai hâte de prendre une bonne douche chaude, mais l'eau chaude de la chambre ne fonctionne pas! Il a fallu changer de chambre.
On se lève le lendemain relaxe, on va se promener dans les rues puis on prend un taxi pour Delhi, 6h de route. On arrive à 18h30, fatigués et affamés, et on demande à l'hotel des renseignements pour Agra, pour aller voir le Taj Mahal le lendemain. Ça semblait simple lorsqu'on s'était renseigné avant de partir dans les montagnes, mais là c'est plus compliqué. Un gars doit venir nous rencontrer à l'hotel pour nous donner des renseignements (nous, on a hâte d'aller manger). Finalement, il doit nous amener à son patron au bureau. Là, on nous demande tout de suite nos passeports! Woow, une minute, on veut seulement des renseignements...
On finit par réserver une visite, mais comme ça s'est fait vite, on n'est pas certain d'avoir fait une bonne affaire. On doit partir à 6h30 le lendemain matin, arriver à 9h30 à Agra (3h de route), visiter le Taj et trois autres sites, puis revenir pour 19h30-20h. La journée suivante, on aurait un chauffeur et une auto pour visiter la ville de Delhi et nous amener à l'aéroport.
En passant, les gens sont bizarres en Inde. Ils nous regardent comme si ils n'avaient jamais vu de Blancs de leur vie. Pourtant, on est dans la capitale, et on n'est certainement pas les seuls à visiter l'Inde. Selon Richard, les gars me regardaient surtout, avec un petit sourire en coin. Ils ont peut-être des mythes sexuels sur la femme blanche...? Pourtant, c'est eux qui ont inventé le kamasutra non?
Christine
Rebonjour,
Donc, nous sommes toujours à Delhi (26 décembre) et avons passé d'un quartier sale, mais supposément riche (y'a même un McDonald, mais ils ne servent pas de burger au boeuf - la vache est sacrée en Inde) à un quartier plus rude, plus pittoresque j'imagine. Il est encore tôt (9h-9h30) et les marchants commencent tout juste à ouvrir boutique. Il y a moins de monde dans la rue, ça circule mieux, et on ne se fait pas harceler. On essaie de s'orienter (les noms de rue, c'est superflu!) pour trouver la mosquée, la plus grande en Inde et le Red Fort. On y arrive heureusement sans trop de mal. On prend le temps de visiter le Red Fort, puis on trouve un petit resto indien pour diner. Ensuite, c'est le tuktuk (motorisé) pour revenir à l'hotel. Les rickshaws (genre de bicyclette) ne sont pas permis dans certaines parties de la ville, comme Connaught Place. C'est dommage, ça fait exotique, mais j'imagine qu'ils perturbent la circulation... Je crois même que la ville veut les interdire complètement.

En après midi, on est allé acheter notre billet de train. Richard ayant oublié son passeport, on a du faire le trajet deux fois. Le pire, c'est d'essayer de traverser la gare pour se rendre à l'autre bout ou il y a le bureau d'achat de billets pour les étrangers. Finalement, il n'y avait plus de place sur le train de 6h50 et on a donc réservé celui de 15h30.
Le 27 décembre, comme on avait tout l'avant-midi avant de prendre le train, et qu'on avait pas eu le temps de le faire la veille, on est allé visiter le musée de Gandhi. Intéressant, sauf que sans le savoir, on a commencé par la fin, donc c'était plus difficile à comprendre son cheminement!
On prend le train à 15h30. À la gare, on se fait harceler par quatre enfants agressifs. Ils ontl'air sauvages, les cheveux en batailles, les vêtements sales. C'est triste.
Le trajet est 4h et après 2h de route, il y a encore du smog à l'extérieur, le soleil, encore haut dans le ciel, était rouge. On arrive à Haridwar à 8h. On trouve rapidement notre hotel puis on va se promener un peu dans la petite ville. Les tuktuks sont différents, ils sont plus grands et robustes, le modèle Landrover des tuktuks!

Il n'y a pas de chauffage dans la chambre et la nuit est fraîche. Tout est humide, draps et couverture compris, et on passe la nuit à geler malgré que je porte mon manteau de duvet et ma tuque pour dormir!


Le lendemain, on se promène un peu sur le bord du Gange puis on prend l'auto (1h) pour se rendre à Rishikesh, la capitale du yoga. Là, on s'informe sur les treks en montagne. Il y a deux autres Canadiens qui partent le 30, mais on les convainc de partir le lendemain (29 décembre). Plus on est, moins c'est cher, donc tout le monde économise.
Le groupe vient nous chercher le 29 au matin. On est 8 en tout : le chauffeur, le guide, le cuisinier et un aide, l'autre couple de Canadiens (de notre âge) et nous.
Il y a beaucoup de construction sur la route et les gars sont pires que nos gars de construction : ils pellettent à deux : un qui tient la pelle et un autre une corde attachée à la pelle pour la diriger et enlever du poids! Ça pas l'air très efficace...
On dîne en route puis on arrête à 16h pour camper. On devait se rendre plus loin, puis faire un petit trek d'une heure pour se rendre au site, mais on avait pris du retard et ils préféraient ne pas attendre la nuit. Finalement, le site de camping était déjà pris par un groupe de vagabonds et on se retrouve un peu plus loin dans de beaux petits chalets. Y'a pire!

Christine




Photos: Noel à Colombo
Bonne année à tous!
Pis, comment on a trouvé l'Inde? Euh, y'a beaucoup d'Indiens...?
Je n'avais pas lu le guide, ne m'attendais à rien et ça été super de juste improviser. On a été agréablement surpris, et un peu déçus. Mais revenons un peu en arrière.
Ça fonctionne bien couchsurfing ici à Colombo. Je vous ai déjà parlé de Paul et Kirsten qu'on a reçu le 15-16 décembre. On a reçu un autre couple la fin de semaine suivante (21 décembre), un Indien, Nabeel, vivant au Koweit, marié à une Canadienne d'origine philippine. Ils sont restés une nuit, puis Richard les a amené faire un tour le lendemain avant-midi avant de les déposer à leur hotel (on les hébergeait que pour une nuit). En soirée, on est allé faire le tour du quartier (on ne prends jamais le temps de marcher dans le quartier sauf sur le bord de la mer le matin). On a découvert une boutique de vêtement ou j'ai acheté deux ensembles pyjamas pour moins de 10$, et aussi une épicerie, ou j'ai trouvé des bleuets en boite, pour 4$! Je ne sais pas ce que ça va donner...
On a voulu essayer un autre resto de steak, situé dans un hotel. En arrivant, on s'apperçoit qu'il est réservé pour un party privé. Il y a d'autres restos, certains même avec des buffets tout chauds, mais personne pour s'en régaler. C'est un peu triste de voir que les hotels sont vides.
Le 22 décembre, ils annonçaient un spectacle de Noel en plein air dans notre quartier en soirée. On est allé faire un tour, par curiosité, mais comme n'importe quoi ici, ils n'étaient pas à l'heure.
Le 23 décembre, on se rend compte que le cadenas de la grille à l'entrée a disparu (grille pour entrer dans le jardin, à coté de la porte de garage). Le jour, on laisse la grille débarrée, avec même parfois le cadenas ouvert. Quelqu'un à du le prendre. Ça a causé un petit stress, surtout qu'on partait pour les vacances. Mais rien d'autre de suspect ne s'est produit. C'était peut-être juste les enfants d'a coté.
J'ai vu des voitures se promener avec un genre de sapin sur le toit. C'est vraiment bizarre Noel ici. Le 24 au soir, il y a eu des feux d'artifices toute la nuit.
On est parti pour l'Inde le 25 en avant-midi. L'aéroport est tranquille, même pas de porteurs de bagages. On arrive à Delhi à 18h30. Passer l'immigration prend une éternité, puis après c'est la jungle pour essayer de trouver le taxi. Mais on est surpris, les gens ne sont pas trop achalants (le guide nous avait prévenu). Ça nous prend une autre heure pour ce rendre au centre-ville à notre hotel. Richard l'avait bien choisi, juste à coté d'une boutique Adidas!
Le lendemain matin (26 décembre), on sort marcher et courir, mais au bout de 10 minutes, j'ai la gorge qui picote à cause de la pollution, même s'il n'y a pas encore de trafic à cette heure. C'est dégeulasse, une genre de brume constante qui étouffe. Les rues sont sales, mais j'imagine que le choc est moins grand pour nous qui arrivons de Colombo. Le matin, les rues sont silencieuses, recouvertes de brume/smog, sales, des déchets et de la merde partout, quelques mendiants regroupés autour de feux (et oui, des feux dans la rue). On croirait pratiquement qu'il y a eu une catastrophe. Et le plus surprenant, c'est que c'est quand même un quartier riche, d'affaires, avec des belles boutiques et des restaurants (Connaught Place).

On déjeune au resto de l'hotel, en plein air, à 7o! On prend ensuite le métro (nouvellement construit, qui sera complété pour les Jeux du Commonwealth de 2010) pour aller visiter la ville. On fait deux stations, puis c'est un tout autre monde (photos ci-dessus) : pauvre, gris, sale, fils électriques partout, petites maisons tassées les unes sur les autres, gens à l'apparence plus dure. On a adoré!
Christine
Pensée du jour
Adaptation : lorsqu'on cesse d'essayer de reproduire ce qu'on a laissé derrière...
Bonjour,
J'ai essayé le squash la fin de semaine dernière. C'est le fun. Ça fait bouger et c'est plus amusant que d'aller au gym. On devrait s'y mettre une fois pas semaine, surtout que la piscine n'est pas très loin pour la saucette après...
On a reçu d'autres couchsurfers cette semaine, Paul et Kirsten, d'Ottawa. Ils sont restés deux jours. C'est le fun avoir de la visite. La voisine, qui est aussi la proprio, croyait que c'était ma soeur (je lui avais dit au tout début, qu'il y avait une possibilité que Mariette vienne nous visiter...)
Richard est venu me reconduire à mon cours de sinhala mardi matin, puis est retourné à la maison avant de partir au travail. En arrivant, incapable d'ouvrir la porte de garage avec la télécommande, il faut qu'il sorte de l'auto pour l'ouvrir manuellement. Il essaie l'autre télécommande, rien à faire. Il vérifie les fusibles du jardin, tout semble correct. Il décide finalement d'aller voir le panneau de fusibles dans la maison, et il y a bien un fusible de sauté. Paul et Kirsten lui expliquent qu'ils ont branché le grille-pain pour se faire des toasts... Le grille-pain et la porte de garage sur le même fusible!
On a eu un souper de Noel chez Jeanne et Jean-Pierre mardi soir. Une belle dinde avec des canneberges! Miam miam. Jeanne avait fait son arbre de Noel, avec ses décorations africaines, des anges noirs entre autre...
La belle saison est commencée depuis novembre (jusqu'en février-mars), parce qu'il fait plus frais. Les hôtels devraient déborder mais ce n'est pas le cas. Paul et Kirsten nous on dit que sur la côte est, ils avaient la plage à eux seuls. Les gens sont inquiets, pas de touristes et tous les programmes post-tsunamis qui finissent.
Mon jardin est décourageant. J'y travaille beaucoup pour pas grand chose : une poignée d'haricots fibreux (haricots d'ici). J'ai deux plants de concombre, mais les petits concombres ne grossissaient pas, devenaient jaunes alors qu'ils n'étaient qu'un pouce de long et tombaient. Sauf qu'il y en a un qui a grossi. J'étais très contente, jusqu'au jour ou j'ai voulu le cueillir : il était pourri!
Je dois vaporiser mon jasmin de savon tous les jours, sinon les araignées mangent les fleurs. Le reste, betteraves, piment, tomates, laitue, radis et poireau, n'est pas beaucoup mieux.
Christine