Saturday, December 13, 2008

Bizarre de bonne

Photo: Herbal porridge (genre de soupe de gazon) à vendre sur le bord de la route ou l'on prend notre marche/course le matin

Bonjour,

On est sorti ce matin prendre notre marche et il faisait frais, 23 degrés sur la montre de Richard! On a déjà eu des journées à 25 degrés, lorsqu'il pleut, mais avec l'humidité, c'est toujours pesant. Là le temps était clair et frais, ça faisait du bien. Ça ressemble à l’été au Canada. Ça devrait rester comme ça jusqu'en janvier, puis la chaleur va recommencer.

La semaine passée, Richard avait été chercher du PFK pour dîner (ils ont des super bons wraps avec des doigts de poulet). J'avais laissé deux bouchées du mien, puis l'avait mis dans le carton des frites puis dans le sac avec les autres restant pour le jeter.
Le lendemain soir, je voulais utiliser le micro-onde et j'ai été surprise de trouver le carton de frite dedans, avec mon restant de wrap! La bonne qui fouille dans les poubelles?

Parlant de Dorothy, je lui ai demandé si elle pouvait travailler le 24. Je lui ai aussi dit qu'elle serait ensuite en vacances jusqu'au 5 janvier. Elle semblait hésiter et m'a finalement parlé de ses problèmes, qu'elle n'a pas de place où rester, qu'elle restait chez sa tante, mais qu'elle doit partir, elle a trois enfants qui restaient ailleurs, mais elle doit maintenant trouver un endroit pour elle et les enfants, elle ne sait pas ou aller, n'a pas assez d'argent, etc. De ce que j'ai compris, elle s'est trouvé un logement, mais aurait besoin d'une avance pour payer le proprio. Elle proposait de lui avancer la moitié des prochains mois. Elle a été déçue d'apprendre qu'on partait en avril. Pourtant, on lui avait dit qu'on restait ici pour un an... Elle pensait peut-être avoir trouver un travail à vie?

Je ne sais pas comment ils gèrent leur affaire ici. Au début, je la payais par semaine, puis elle m'a demandé de la payer à la fin de chaque mois, ce qui faisait un plus gros montant dont elle pouvait mettre une plus grosse partie à la banque. Mais il lui arrivait de me demander quand même des avances au milieu du mois. Pourtant, avant qu'on arrive, elle n'avait pas de travail. Comment faisait-elle pour vivre? Et on la paye très bien. Elle devrait donc être capable de mettre au moins la moitié de côté... Elle demande déjà des avances avec un plein salaire, comment va-t-elle faire si on lui avance déjà les prochains mois? C'est décourageant...

On a eu une invasion de fourmis dans la cuisine l'autre jour (mini fourmis). On place toujours le pain et les muffins sur le comptoir et on n’avait pas eu de problème avant. Mais elles ont découvert les muffins, sucrées, puis de là, ont envahi le pain. Le comptoir est en granit noir (quelle idée!) donc on ne les voit pas venir...

Les chrétiens formant une minorité (environ 10%), après les bouddhistes, les hindous et les musulmans, on est surpris de voir la quantité de décoration de Noël. Les boutiques sont décorées, il y a plein de ventes, même des lumières dans les rues. J'ai parlé à la proprio, qui est hindoues, et elle m'a dit que ça faisait quelques années qu'elle avait son arbre de Noël dans la maison! Ils ont donc adopté la fête commerciale, mais je ne sais pas jusqu'à quel point, s'ils échangent des cadeaux et tout. Et dire qu'au Canada, on se bat pour enlever les sapins de Noël dans les centres d'achat pour les accommodements raisonnables!

On a maintenant une épicerie à deux pas de chez nous! Il y a toujours eu des petits kiosques au coin de la rue, ou il faut marchander et en faire plusieurs pour tout trouver, mais je n'y suis vraiment jamais allé, j'y envoie Dorothy. Pour une vraie épicerie comme on connait, la plus près, qui a ouvert à peu près en même temps que notre arrivée, est à 20 minutes à pied. Mais maintenant, on en a une à 5 minutes à pied. Yé!

Christine

Visa

Photo: Plantation de thé à Nuwara Eliya

Bonjour les ti namis!

Oui, toujours vivante. Mon rhume a passé vite et je suis en pleine forme! La routine continue, ainsi que les visites de collègues de Richard. On essaie de les sortir un peu.

Comme l'alcool n'est pas très populaire ici, pour les locaux, pour des raisons religieuses, Richard avait déjà demandé à un de ses collègues, un jeune homme tout droit sorti de l'université, ce qu'ils faisaient dans des "party". Il lui répond qu'ils chantent... Ça nous semblait un peu étrange (!), jusqu'à ce qu'on entende des hommes chanter dans une maison voisine de la nôtre, nouvellement construite. On les entend souvent le soir, ils laissent les portes ouvertes. Aux voix, ça ne semble que des hommes, qui chantent des genres de chansons à répondre, avec un petit style indien ou arabe. Mais ils se donnent et ça l'air le fun (pour vrai).

On prépare nos vacances de Noël. Il nous reste une semaine de vacances. On avait pensé aller au Canada, mais avec deux jours de vol pour aller et deux jours pour revenir, ça ne laissait pas beaucoup de temps avec nos familles. Il y avait Bangkok qu'on avait bien aimé, mais ça brasse un peu dans ce coin là en ce moment. Et les voyages de ville coûtent toujours plus cher. Il y a d'autres villes "civilisées" en Asie, comme Singapour ou Kuala Lumpur, mais c'est toujours un climat tropical chaud. On a donc décidé d'aller en Inde, dans les montagnes au nord (loin de Mumbay!) pour la neige. Il nous fallait un visa. On est allé au India Visa Application Centre pour la paperasse. Richard était drôle. Il semblait surpris de devoir faire la file comme tout le monde. Je crois qu'il s'habitue trop vite à la "discrimination positive", aux passe-droits qu'ont parfois les Blancs ici...

On attend une heure pour passer, puis on nous dit d'aller au Haut Commissariat de l'Inde dans deux jours, entre 10h et 11h, pour recevoir notre visa. Voulant éviter la file, on est arrivé vers 9h45, mais on a quand même attendu jusqu'à 11h15, assis sur des vieux sièges de cinéma usés à la corde, certains perdant leur rembourrage, dans une salle sentant l'humidité avec une vague odeur d'urine… Belle image du pays!
Ils nous ont remis nos passeports avec les visas, sans poser de questions (alors qu’on nous avait dit qu’on passerait une entrevue). Un autre Canadien était là aussi et était arrivé beaucoup plus tard et a reçu son passeport peu de temps après nous. Ça valait la peine d'arriver tôt!

On avait aussi remarqué un gars en cravate qui était passé devant nous au premier bureau, et qu'on a revu au Haut Commissariat. Il semblait passer devant les autres. Richard lui a parlé un peu, et il est de l'ambassade italienne. Mais il ne savait pas pourquoi il passait devant les autres. Il s'est dit que c'était peut-être la cravate. Il avait plus l'air d'un diplomate que d'un touriste comme nous... Leçon à prendre en note...

Richard apporte toujours des choses à grignoter au bureau comme collation. L'autre jour, il a laissé des biscuits, dans un sac, sur son bureau. Le lendemain, il était déçu de voir que les fourmis les trouvaient bons...

Voilà,

Christine

Wednesday, November 26, 2008

La routine reprend

Photo: Négociation de tuk tuk au bout de notre ruelle

Bonjour les amis,

On a plein de visites du Canada. Geneviève, une autre collègue de Richard est arrivé le dimanche soir (16 novembre) et on a été dîner avec elle au Number 18 le lundi midi. En soirée, j'ai mangé des haricots de mon jardin! Il fait un peu pitié mon jardin, beaucoup de bibittes et de maladie, et je veux pas mettre d'insecticide... Mais au moins, j'ai eu une poignée d'haricots...

La routine reprend, avec mes cours de sinhala, les cours de yoga le mardi et samedi soir, un peu de gym, et du travail.

Le 20 novembre, Nirmala, la proprio, est venue sonner à la porte : les éboueurs n'étaient pas passés depuis vendredi (ils passent trois fois semaines - lundi, mercredi et vendredi). Elle avait donc appelé quelqu'un pour venir chercher nos poubelles qui pourrissaient au soleil. Ça d'l'air qu'ils étaient en grève parce qu'il n'y a plus de place où mettre les poubelles, les dépotoirs débordent. Mais ils sont passés vendredi, donc je ne sais pas si c'est vrai... En tout cas, ça vaut la peine de les payer!?!

On a aussi découvert un autre métier fascinant d'ici : les allumeurs de rue. Des gars en bicyclette qui se promènent avec un long bâton muni d'un crochet et qui allument ou éteignent les lampadaires...

Vendredi, on est allé dîner avec un autre collègue de Richard qui vient d'arriver, Ghislain. Ça commence à faire du monde! On a donc décidé de les sortir et on a loué des chambres au Taj Exotica, à Bentota, environ 1h30 de Colombo, samedi soir. On a donc passé la fin de semaine à relaxer, malgré le temps couvert et l'absence de vent (pas de planche à voile). La mer est plus calme, on peut se baigner, et il reste quand même de belles vagues.

Moi, j'ai pogné un rhume, ce qui n'est pas plaisant lorsqu'il fait chaud, mais ça va, on va survivre.

Christine

Thursday, November 20, 2008

Résumé des vacances - Fin

Photo: Ça c un beau single speed!

Le lendemain, 7 novembre, on a déjeuné avec Debbie (Hamish était déjà parti travaillé). Elle nous a aidé à planifier notre journée. Comme il faisait beau, on a décidé de commencer par la péninsule de Dunedin. Mais le temps d'y arriver et il commence à pleuvoir. On a quand même pu voir des albatros en vol, de loin (genre de goéland avec de longues ailes). On retourne en ville pour dîner (il fait beau soleil), puis on décide d'aller voir le jardin botanique. Mais il commence à pleuvoir dès qu'on sort de l'auto! On décide d'aller voir l'usine de Cadbury (et oui, une usine de chocolat! J'ai l'impression qu'on a fait des jaloux...). Donc visite de l'usine et achat de plein de chocolats à bon prix. Il y a même des sortes de barres qui ne sont fabriquées que pour la Nouvelle-Zélande.

Ensuite, on veut voir le Settlers Museum et le jardin chinois, mais on n'a que 15 minutes pour visiter le premier et on se bute à une porte fermée au deuxième. Et il n'est que 17h! Zute flûte. On aurait commencé par le musée si on avait pensé à vérifier les heures d'ouvertures, la péninsule pouvant attendre en soirée. Journée pas trop productive. On soupe chez nos hôtes...

Le lendemain, on boucle la boucle, c'est le retour à Christchurch. On arrête en chemin pour voir les pingouins à Maoeraki, mais on est trop tard dans la journée. Il n'y a que des phoques. Il y a plus de chance de voir les pingouins tôt le matin ou le soir.


Photo: seul pinguin apperçu

On arrive à Christchurch vers 17h30. On prend un hôtel près du parc, puis on sort souper au Sticky Fingers. On voulait aussi faire des achats, mais les magasins fermés à 16h! C’est vraiment tannant leurs heures d’ouvertures!

Le lendemain, Richard avait une course de 10 km, puis on est allé faire un tour dans la péninsule, à Akoroa, un petit village d'origine française, le seul en NZ. Finalement, ce n'était pas si impressionnant que ça, et les tours guidés pour voir les pingouins étaient annulés à cause du mauvais temps. On n'a donc pas vu de pingouin en NZ.

Le lundi, on prend l'avion pour Singapour. Malgré le vol de 10h, je suis moins fatiguée, peut-être parce qu'il s'agissait d'un vol de jour au lieu d'un vol de nuit comme on a eu à l'aller. Je n'ai même pas eu le temps d'écouter tous les films que je voulais! Cette fois, on ne s'est pas fait prendre avec les bagages à Singapour et on avait même mis notre maillot dans notre bagage à main. On a été faire une petite saucette puis un gros dodo.

Le vol vers Colombo, même s'il était plus court, a été plus difficile, avec de la turbulence à l'arrivée. J'ai eu mal au coeur, malgré les gravols, et j'ai fait un peu d'anxiété, mais c'était normal, avec la fatigue et le décalage.

On s'est réveillé tôt (4h) pendant quelques jours, puis ça c'est replacé. J'ai plein de choses à faire et on a de la visite, ça m'occupe. Catherine, une collègue à Richard, est arrivée le 12 novembre et est ici pour trois semaines. La fin de semaine dernière, on a hébergé un couchsurfer, Man, un Britannique d'origine indienne pendant trois nuits. On l'a amené au Sundowners (5 à 7 des Canadiens) vendredi, puis samedi, il est venu avec nous chez Jean-Pierre pour la fête de ce dernier.

Dimanche on est allé magasiner des souvenirs avec Catherine et Graham (un autre Canadien sur le projet). En après-midi, je me suis lancée dans la popote et j'ai fait une croustade aux pommes et rhubarbe dans le four. J'ai fait cuire les pommes un peu au micro-onde avant pour que ça prenne moins de temps dans le four, surtout que je ne peux pas faire fonctionner le four et le climatiseur en même temps : la fusible saute!

Christine

Résumé des vacances - partie 7 - Routeburn sous la neige

Le matin de notre deuxième journée dans la Routeburn, on relaxe, on prend notre temps, sachant que la journée de randonnée est courte (11 km). On voulait partir vers midi, mais comme on nous avait averti que du mauvais temps se dirigeait vers nous, on est parti vers 10h30. On devait passer un col et on ne voulait pas se faire prendre dans une tempête. Après 1h45 de marche, on arrive au refuge du Harris Saddle. C'est un mélange de pluie et de grésil qui nous tombe dessus et on est content d'avoir un abri. Par contre, il n'y a rien pour faire du feu; on mange vite et on reprend la route avant d'être complètement gelé (Ça gèle vite des pieds dans des bottes mouillées...). On redescend sur l'autre versant et après 3h de marche, on arrive au Lake MacKenzy Hut. On était supposé faire du camping, mais on était trempé, et il faisait froid (5 degrés). On est allé parlé au ranger qui nous a permis de rester au chalet en payant la différence. (Habituellement, ils demandent le double du prix pour ceux qui arrivent sans réservation).

Il y avait 6 personnes qui venaient de notre côté, et 5 de l'autre (le sentier se fait dans les deux sens). On s'est mis à parler avec un autre couple qui était avec nous dans le chalet précédent. On ne leur avait pas parlé la première nuit, ils ne paraissaient pas trop sociaux et étaient restés dans leur coin. Finalement, ils sont comme nous! Pas nécessairement antisociaux ;), mais qui aiment être tranquilles, pas trop de monde. Ils viennent de la Californie, Tedd et Hamina. On a passé une partie de la soirée à parler avec eux, un peu de sport, de voyages et aussi de livres. Ils ont pratiquement lu les mêmes livres que nous. Après, on a tous sorti nos livres pour lire au coin du feu.
Le lendemain, 5 novembre, c'est Noël! Je me lève à l'aube pour aller aux toilettes (à l'extérieur) et la nouvelle neige crisse sous mes pantoufles en duvet. Ça faisait longtemps! Il est tombé de 3 à 4 pouces pendant la nuit. C'est magique. Les arbres sont chargés, et même les fougères sont couvertes de neige, ce qui fait bizarre. Mais c'est beau.


On prend 3h15 pour se rendre jusqu'à une hutte pour dîner, puis une autre heure pour se rendre à la fin du sentier, où un bus devait nous prendre. Il neige un peu de temps en temps, même une fois sorti des montagnes (très inhabituel, les jardins étaient déjà en fleurs). On est arrivé à Queenstown vers 19h. On ne s’est pas cassé la tête pour souper, surtout qu'on était affamé. Les supers burgers de Ferg's Burger ont fait l'affaire...

Le lendemain, on a écouté le résultat des élections américaines en faisant nos bagages (les Néo-Zélandais préféraient suivrent les élections américaines que leurs propres élections, qui avaient lieu quelques jours plus tard...), puis on est parti vers Dunedin. Cette ville, fondée par des Écossais, se dit être l'Édimbourg de la Nouvelle-Zélande... on n’a pas vraiment vu le lien...

On est arrivé en après-midi, et on s'est rendu compte que tous les cafés fermaient à 16h ou à 17h! Un jeudi! Il y en a même un dont les heures d'ouverture étaient de 9h à 16h...! Oubliez ça le cappuccino le matin, pris en route vers le travail... On voulait se trouver un petit café pour relaxer avec un bon livre, mais on s'est finalement retrouvé au café McDo (McDonald ont une section café-bistro dans leur resto en NZ, qui sert des espressos, des muffins et des sandwichs. Ça serait bien d'avoir ça aussi au Canada).

On est allé voir la rue la plus en pente du monde, selon le livre des Records Guinness, la rue Baldwing. Assez impressionnant, ça donne presque le vertige...

On a soupé en ville, puis on est allé voir nos hôtes de couchsurfing pour deux nuits, Hamish et Debbie. Il ne faisait que 4 degré dehors, et sans chauffage central, il fait froid dans la maison. Heureusement, on avait une chaufferette dans notre chambre et pleins de couvertures. On a super bien dormi.

Christine

Tuesday, November 18, 2008

Résumé des vacances - partie 6 - America's cup

Il a plu pendant la nuit (camping), et le 1er novembre, on a décidé de se prendre une chambre d'hôtel pour trois nuits, deux avant notre deuxième grande randonnée, la Routeburn, puis une après, pour pouvoir sécher nos affaires.

En après-midi, on est allé faire une promenade en bateau de deux heures, mais pas n'importe quel bateau : un voilier de course de la America's Cup (NZ 14)! On pouvait aider à monter les voiles et tenir la barre si on voulait. C'était super le fun, et c'est rapide comme bateau! C'est aussi du sport: il faut faire tout rapidement avant que le vent prenne de travers dans la voile. Lors d'une course, l'équipe est composée de 17 personnes et chacune à une tâche bien précise à faire. Ça va vite, pas de place à l'hésitation. Faut aussi savoir ce qu'on fait pour ne pas se marcher sur les pieds dans un espace aussi restreint. Pour ceux que ça intéresse : http://www.americascup.com/en/acclopaedia/understanding/beginners/actors.php
Ca ne parait peut-être pas mais le métier de Grinder c'est vraiment tof!!!

Le 2 novembre, on est parti vers Milford Sound (des fjords un peu comme le Saguenay). Super beaux paysages, montagnes et mer. On est ensuite allé visiter les Glowworms Caves à Te Anau (et oui, encore les vers brillants). Cette visite comprenait la traversée du lac en bateau puis la visite d'une caverne en barque, sans lumière. On aurait dit un ciel étoilé.

Photo: Milford sound

En passant, l'eau en Nouvelle-Zélande est hallucinante. Cristalline, avec une légère teinte de bleu. Les lacs prennent parfois une couleur turquoise. Il semble que ce soit en raison d'un sédiment qui rend l'eau légèrement laiteuse. On nous a dit que l'eau du Lac Te Anau est pure à 98%! La population n'est pas nombreuse et ils font attention à leur environnement particulier et délicat.
Le 3 novembre, on est parti pour notre deuxième grand trek de trois jours. Pour celui-ci, on a pris une navette (2h pour se rendre au départ de la Routeburn). Les journées étant petites (on n’a pas beaucoup de manoeuvre en raison de l'emplacement des huttes: soit on a des journées trop petites, soit on combine deux jours et ça nous fait une très grosse journée), on a décidé de prendre notre temps. Après deux heures de marche, on arrive au Routeburn Flats Hut. C'est l'endroit où est situé le premier camping, mais comme on trouvait que c'était trop court, on avait décidé de réserver au chalet suivant, puis faire du camping pour le deuxième soir. Donc on dîne tranquillement à ce chalet, puis on reprend la marche. On nous avait annoncé de la pluie toute la journée, mais il faisait beau soleil, on n’arrêtait pas d'enlever des couches de vêtement. Après seulement 1h15 de marche, on est déjà rendu au deuxième chalet (Routeburn Falls Hut) (9 km depuis le départ). Il n'est que 15h, et il n'y a personne au chalet. Par contre il y a de l'action autour : à deux pas se trouve le chalet pour les randonnées guidées et un partie est en pleine construction. Les matériaux sont acheminés par hélicoptère. On repassera pour l'environnement paisible de la forêt...

On se retrouve finalement 7 au chalet (capacité de 48 personnes). Assez tranquille comme soirée, les gens se tiennent dans leur coin. Nous, on la passe à parler avec un Français. On essaie de le convaincre que c'est le fun le froid et la neige...

Christine

Monday, November 17, 2008

Résumé des vacances - partie 5 - Ca bouge!

Photos : Le perroquet de montagne appelé Kea

Rebonjour,

Le matin à Arthur's Pass, on s'informe des conditions des sentiers pour Avalanche Peak. Malheureusement, une tempête s'annonce et il reste encore de la neige sur la Avalanche Peak Trail, on nous la recommande pas. La Scott Trail, qui fait une boucle avec la Avalanche Peak Trail, est mieux, mais jusqu'à une certaine hauteur. On décide donc de faire cette dernière. Il a finalement fait beau toute la journée, mais on ne s’est quand même pas rendu au sommet (randonnée de 4h30).
Après un petit lunch au village, on redescend vers Greymouth pour changer de voiture (troisième voiture). Là, c'est le bordel, il y a une compétition de moto toute la fin de semaine, la moitié des rues sont bloquées. On décide donc de continuer jusqu'à Hokitika pour dormir. En soirée, on prend le temps d'aller voir les glow worms, des petits vers accrochés aux parois rocheuses qui brillent dans le noir, un peu comme les lucioles, mais sans clignotement. C'est vraiment bizarre!

Le mardi 28 octobre, on visite Hokitika en avant-midi, ville qui est reconnue pour la sculpture du jade. Je n'ai pas trouvé de bijou à mon goût, ou c'était trop cher, mais on a quand même vu un kiwi. Un vrai, mais dans un centre nature. C'est vraiment drôle comme oiseau. Je me suis aussi acheté de la super laine mérino... Il existe même de la laine mérino mélangée à de la fourrure d'opossum!

Le 28 en après-midi, on a descendu la côte ouest en passant devant les glaciers. On a pu voir le glacier Franz Joseph, mais la pluie a repris et les nuages étaient bas. On est finalement arrêté à Haast pour souper et dormir. On avait pensé monter la tente, mais il pleuvait encore beaucoup.

Photo : Chaton au glacier

Le 29 octobre, on a passé par Wanaka, puis on s’est dirigé vers le mont Cook. Il faisait soleil, mais il y avait encore des nuages bas. En arrivant, il y avait quelques flocons dans l'air, mais on décide d'essayer la tente quand même. Heureusement, j'avais ma doudoune pour le lendemain matin! On est aller marcher voir le mont Cook, qui était dégagé, puis on a déjeuné dehors. C'est vraiment ravigotant l'air frais.
Photo: Pitou et le mont Cook, plus haute montagne en Nouvelle-Zélande

Dans le guide, on vante le fait qu'il y avait du bon café en Nouvelle-Zélande et que le pays fait compétition à l'Italie et à la France. C'est vrai, le moindre petit café ou resto possède sa machine à espresso. Même le McDo! Sinon, c'est du café instantané. Le café filtre n'existe pas!

On est retourné vers Wanaka, et Richard a eu une envie soudaine: sauter en parachute à 15 000 pieds! 6 minutes de malaise pour 250$! Il a trouvé ça correct et est content de l'avoir fait, mais n'y a pas pris goût...
On s'est rendu jusqu'à Queenstown où on a décidé de faire du camping de nouveau (ça finit par coûter cher les hotels…).

Le 31 octobre, on est allé dans un petit café populaire, le Vudu, où ils servent des supers crêpes aux bleuets. Miam miam. Ensuite, on est allé visiter un petit village de chercheurs d'or, Arrowtown, avec son Chinese Settlement. Beaucoup de Chinois ont immigré en NZ lors de la ruée vers l'or, mais, en raison de la discrimination dont ils faisaient l'objet, ils ne pouvaient pas vraiment habiter avec les Blancs. Ils montaient donc leur propre petit village à deux pas de celui des Blancs.
Photo: Arrowtown

L'Halloween n'est pas trop fêté en Nouvelle-Zélande, peut-être parce qu'ils n'ont pas de citrouilles? (c'est le printemps pour eux).

La saveur de crème glacée la plus populaire en NZ? Hokey Pockey (prononcé oki poki) Genre de crème glacée à la vanille avec un coulis de miel et des petits morceaux jaunes, sucrés, qui ressemblent à des grains de mais... C'est bon.

Christine

Saturday, November 15, 2008

Résumé des vacances - partie 4 - suite Heaphy track


Note: Sur la première photo on apperçoit le chalet au loin.

Pour la deuxième journée de notre randonnée dans la Heaphy Track, on a fait un aller-retour au chalet suivant pour dîner (8 km pour s'y rendre), la Gouland Downs Hut, avec seulement un sac (porté par Richard bien sûr ;). On est revenu au premier chalet vers 15h, ce qui nous laissait bien du temps pour relaxer et faire sécher nos vêtements (il pleuvait toujours) avant l'arrivée d'autres personnes. Malgré le mauvais temps, la pluie et même la possibilité de neige en hauteur, on s'est retrouvé à 10 personnes dans le chalet.
On s'est couché de bonne heure, devant partir tôt le lendemain matin. Une navette devait passer au départ vers 10h. On voulait partir avant elle avec l'auto, au cas où on resterait pris dans les ruisseaux, qui ne devaient pas avoir réduit de volume avec toute la pluie qu'on avait eu.

On s'est quand même dit qu'on se lèverait dans la nuit pour voir le kiwi si on l'entendait, mais ce n'est malheureusement pas un oiseau qu'on a entendu toute la nuit, mais un homme, qui ronflait comme une locomotive. Il a du faire peur au kiwi!

On est parti dans la bruine, mais le temps s'est éclairci en avant-midi. On est donc arrivé à l'auto pas trop trempé. Mais lorsqu'on a ouvert le coffre, on a eu une mauvaise surprise: il fuyait! L'eau s'était infiltrée par un joint mal placé. Le tapis l'avait absorbée, puis l'eau était remontée dans nos bagages! Zute flûte!

Par contre, on a passé les ruisseaux sans problème, surtout qu'on avait manqué la navette et qu'elle était déjà partie. On est arrêté dîner au Mussel Inn, puis on s'est rendu à Westport pour se trouver un hôtel, le camping était hors de question avec nos bagages trempés. On avait oublié que c'était une longue fin de semaine, et les hôtels étaient pratiquement tous pleins. On s'est quand même trouvé une petite chambre correcte au Bella Vista, puis on est allé au bord de l'eau souper au Bay House, avec vue sur les surfers...

Le 26 octobre, on s'est dirigé vers Arthur's Pass avec un arrêt à Greymouth pour changer d'auto.

En passant, les Néo-Zélandais sont économes, ou cheaps : la plupart des ponts n'ont qu'une voie, et faut parfois la partager avec le train!

Donc on part avec notre nouvelle voiture vers Arthur's Pass, mais après environ 45 minutes de route, le moteur s'arrête! Plus capable de redémarrer l'auto! Et c'est une longue fin de semaine! On a finalement pu rejoindre le gars de Greymouth, qui nous a ramené notre première voiture en attendant, nous disant de passer le voir lundi pour une nouvelle voiture.

On se prend une chambre au Arthur Hotel, puis on sort en soirée pour une petite marche. Brrr, ça prend les mitaines et la tuque! Mais c'est le fun ;)

Christine

Résumé des vacances - partie 3 - suite Heaphy track

Comme on ne connaissait pas le ruisseau, on ne savait pas si c'était sa taille normale, ou s'il était gonflé par les pluies. On hésitait, se demandant s'il ne valait pas mieux traverser à pied, surtout qu'on avait une auto de location. On était à réfléchir à la situation quand une autre voiture est arrivée et à traverser le ruisseau sans s'arrêter. S'agissant sûrement d'une personne du coin sachant ce qu'elle faisait, on a finalement décidé de la suivre. Tranquillement pas vite, mais pas trop lentement, on a traversé sans problème. Et de un!

Au deuxième ruisseau, le lit était en béton au lieu d'être en galets comme le premier, au niveau de la route. Le courant était plus fort et juste après la plaque de béton, le ruisseau cascadait un peu. Si l'auto était déportée par le courant, en aurait vraiment de la difficulté à la sortir de la cascade... Donc encore hésitation et on finit par décider de traverser à pied. Le monsieur du coin qui avait traversé le premier ruisseau sans hésitation est venu nous voir pendant qu'on se préparait. Il nous affirmait, dans un accent épouvantable mais sympathique, qu'on pouvait passer. On s'est donc essayé pendant qu'il attendait pour voir si on aurait des problèmes. On est heureusement passé sans pépin, et même chose pour le troisième ruisseau (on commençait à avoir l'habitude!).

On est finalement arrivé vers 13h à la hutte du départ. On prépare nos sacs à dos, s'habille avec nos imperméables et mis le reste de nos affaires en sécurité dans le coffre (croit-on...)


La Heaphy Track est cotée facile, mais je l'ai quand même trouvée difficile. Beau sentier en pierres concassées, mais qui monte toujours un peu. Et j'imagine que je ne suis plus en forme...
Ça nous a pris 5h30 pour faire les 17 km de la première journée, au lieu du 5h indiqué. On est arrivé courbaturé et trempé au chalet (la pluie avait recommencée pendant la randonnée). Heureusement, il n'avait pas grand monde pour un chalet d'une capacité de 22. On était au total 7 personnes, les autres venant de Nouvelle-Zélande, et on a pu tous étendre nos affaires pour les faire sécher. On s'est couché de bonne heure, pour se faire réveiller dans la nuit par un kiwi! Pour ceux qui ne le savent pas, le kiwi est l'oiseau symbole de la Nouvelle-Zélande qui a donné son nom au fruit. C'est un oiseau nocturne de la grosseur d'une poule, mais sans aile ni queue! Il est aussi menacé et rare, ayant beaucoup de prédateurs. Le ranger nous avait dit qu'il en avait dans le coin et que si on les entendait dans la nuit, on pouvait sortir les voir, qu'ils n'étaient pas peureux. Dans le milieu de la nuit, on se fait réveillé par deux fois par un cri d'oiseau, assez fort, un genre de croassement étrange. Mais comme on ne connait pas les cris des oiseaux ici, on n'a pas pris la peine de se lever pour aller vérifier (surtout qu'on était bien au chaud dans nos sleepings). Ce n'est qu'au matin qu'on apprend que c'était effectivement un kiwi! Zute flûte!

Christine