Saturday, December 13, 2008

Bizarre de bonne

Photo: Herbal porridge (genre de soupe de gazon) à vendre sur le bord de la route ou l'on prend notre marche/course le matin

Bonjour,

On est sorti ce matin prendre notre marche et il faisait frais, 23 degrés sur la montre de Richard! On a déjà eu des journées à 25 degrés, lorsqu'il pleut, mais avec l'humidité, c'est toujours pesant. Là le temps était clair et frais, ça faisait du bien. Ça ressemble à l’été au Canada. Ça devrait rester comme ça jusqu'en janvier, puis la chaleur va recommencer.

La semaine passée, Richard avait été chercher du PFK pour dîner (ils ont des super bons wraps avec des doigts de poulet). J'avais laissé deux bouchées du mien, puis l'avait mis dans le carton des frites puis dans le sac avec les autres restant pour le jeter.
Le lendemain soir, je voulais utiliser le micro-onde et j'ai été surprise de trouver le carton de frite dedans, avec mon restant de wrap! La bonne qui fouille dans les poubelles?

Parlant de Dorothy, je lui ai demandé si elle pouvait travailler le 24. Je lui ai aussi dit qu'elle serait ensuite en vacances jusqu'au 5 janvier. Elle semblait hésiter et m'a finalement parlé de ses problèmes, qu'elle n'a pas de place où rester, qu'elle restait chez sa tante, mais qu'elle doit partir, elle a trois enfants qui restaient ailleurs, mais elle doit maintenant trouver un endroit pour elle et les enfants, elle ne sait pas ou aller, n'a pas assez d'argent, etc. De ce que j'ai compris, elle s'est trouvé un logement, mais aurait besoin d'une avance pour payer le proprio. Elle proposait de lui avancer la moitié des prochains mois. Elle a été déçue d'apprendre qu'on partait en avril. Pourtant, on lui avait dit qu'on restait ici pour un an... Elle pensait peut-être avoir trouver un travail à vie?

Je ne sais pas comment ils gèrent leur affaire ici. Au début, je la payais par semaine, puis elle m'a demandé de la payer à la fin de chaque mois, ce qui faisait un plus gros montant dont elle pouvait mettre une plus grosse partie à la banque. Mais il lui arrivait de me demander quand même des avances au milieu du mois. Pourtant, avant qu'on arrive, elle n'avait pas de travail. Comment faisait-elle pour vivre? Et on la paye très bien. Elle devrait donc être capable de mettre au moins la moitié de côté... Elle demande déjà des avances avec un plein salaire, comment va-t-elle faire si on lui avance déjà les prochains mois? C'est décourageant...

On a eu une invasion de fourmis dans la cuisine l'autre jour (mini fourmis). On place toujours le pain et les muffins sur le comptoir et on n’avait pas eu de problème avant. Mais elles ont découvert les muffins, sucrées, puis de là, ont envahi le pain. Le comptoir est en granit noir (quelle idée!) donc on ne les voit pas venir...

Les chrétiens formant une minorité (environ 10%), après les bouddhistes, les hindous et les musulmans, on est surpris de voir la quantité de décoration de Noël. Les boutiques sont décorées, il y a plein de ventes, même des lumières dans les rues. J'ai parlé à la proprio, qui est hindoues, et elle m'a dit que ça faisait quelques années qu'elle avait son arbre de Noël dans la maison! Ils ont donc adopté la fête commerciale, mais je ne sais pas jusqu'à quel point, s'ils échangent des cadeaux et tout. Et dire qu'au Canada, on se bat pour enlever les sapins de Noël dans les centres d'achat pour les accommodements raisonnables!

On a maintenant une épicerie à deux pas de chez nous! Il y a toujours eu des petits kiosques au coin de la rue, ou il faut marchander et en faire plusieurs pour tout trouver, mais je n'y suis vraiment jamais allé, j'y envoie Dorothy. Pour une vraie épicerie comme on connait, la plus près, qui a ouvert à peu près en même temps que notre arrivée, est à 20 minutes à pied. Mais maintenant, on en a une à 5 minutes à pied. Yé!

Christine

Visa

Photo: Plantation de thé à Nuwara Eliya

Bonjour les ti namis!

Oui, toujours vivante. Mon rhume a passé vite et je suis en pleine forme! La routine continue, ainsi que les visites de collègues de Richard. On essaie de les sortir un peu.

Comme l'alcool n'est pas très populaire ici, pour les locaux, pour des raisons religieuses, Richard avait déjà demandé à un de ses collègues, un jeune homme tout droit sorti de l'université, ce qu'ils faisaient dans des "party". Il lui répond qu'ils chantent... Ça nous semblait un peu étrange (!), jusqu'à ce qu'on entende des hommes chanter dans une maison voisine de la nôtre, nouvellement construite. On les entend souvent le soir, ils laissent les portes ouvertes. Aux voix, ça ne semble que des hommes, qui chantent des genres de chansons à répondre, avec un petit style indien ou arabe. Mais ils se donnent et ça l'air le fun (pour vrai).

On prépare nos vacances de Noël. Il nous reste une semaine de vacances. On avait pensé aller au Canada, mais avec deux jours de vol pour aller et deux jours pour revenir, ça ne laissait pas beaucoup de temps avec nos familles. Il y avait Bangkok qu'on avait bien aimé, mais ça brasse un peu dans ce coin là en ce moment. Et les voyages de ville coûtent toujours plus cher. Il y a d'autres villes "civilisées" en Asie, comme Singapour ou Kuala Lumpur, mais c'est toujours un climat tropical chaud. On a donc décidé d'aller en Inde, dans les montagnes au nord (loin de Mumbay!) pour la neige. Il nous fallait un visa. On est allé au India Visa Application Centre pour la paperasse. Richard était drôle. Il semblait surpris de devoir faire la file comme tout le monde. Je crois qu'il s'habitue trop vite à la "discrimination positive", aux passe-droits qu'ont parfois les Blancs ici...

On attend une heure pour passer, puis on nous dit d'aller au Haut Commissariat de l'Inde dans deux jours, entre 10h et 11h, pour recevoir notre visa. Voulant éviter la file, on est arrivé vers 9h45, mais on a quand même attendu jusqu'à 11h15, assis sur des vieux sièges de cinéma usés à la corde, certains perdant leur rembourrage, dans une salle sentant l'humidité avec une vague odeur d'urine… Belle image du pays!
Ils nous ont remis nos passeports avec les visas, sans poser de questions (alors qu’on nous avait dit qu’on passerait une entrevue). Un autre Canadien était là aussi et était arrivé beaucoup plus tard et a reçu son passeport peu de temps après nous. Ça valait la peine d'arriver tôt!

On avait aussi remarqué un gars en cravate qui était passé devant nous au premier bureau, et qu'on a revu au Haut Commissariat. Il semblait passer devant les autres. Richard lui a parlé un peu, et il est de l'ambassade italienne. Mais il ne savait pas pourquoi il passait devant les autres. Il s'est dit que c'était peut-être la cravate. Il avait plus l'air d'un diplomate que d'un touriste comme nous... Leçon à prendre en note...

Richard apporte toujours des choses à grignoter au bureau comme collation. L'autre jour, il a laissé des biscuits, dans un sac, sur son bureau. Le lendemain, il était déçu de voir que les fourmis les trouvaient bons...

Voilà,

Christine